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A chacun ses besoins

jeudi 16 juillet 2015, par WEBMASTER

Notre alimentation permet de couvrir au quotidien nos besoins en énergie (calories), nutriments, micronutriments, eau… Or, chaque individu a ses propres besoins qui varient chaque jour en fonction de divers paramètres : âge, sexe, activités physiques… Pour les couvrir de façon adaptée, chaque individu doit atteindre à la fois un équilibre énergétique, nutritionnel mais également émotionnel (d’après l’approche biopsychosensorielle).

La régulation énergétique

Il est essentiel d’ajuster ses apports alimentaires aux besoins de son organisme afin d’éviter :

  • les excès : quand les apports énergétiques sont supérieurs aux besoins et entraînant un stockage de l’énergie non-utilisée sous forme de graisses principalement
  • les insuffisances : quand les apports énergétiques sont inférieurs aux besoins et pouvant entraîner des carences

La façon la plus précise d’ajuster ses apports énergétiques à ses besoins est d’écouter les messages de son organisme, c’est-à-dire ses signaux internes :

  • la faim nous signale la nécessité d’apporter de l’énergie et nous informe quand manger : elle se traduit par des sensations corporelles comme des gargouillements, un « creux » dans l’estomac, une fatigue… afin de remplacer l’énergie que l’on a dépensé
  • le rassasiement nous indique une diminution du besoin en énergie et nous dit donc d’arrêter de manger : il se traduit par un soulagement de l’estomac, une diminution de l’envie de manger et du plaisir gustatif
  • la satiété est la disparition du besoin en énergie, c’est la période où l’on n’a pas faim
    Il est important, pour ne pas manger au-delà de ses propres besoins, de manger en réponse à une faim et de pouvoir s’arrêter lorsque l’on a assez mangé par rapport à ses besoins physiques, c’est-à-dire lorsque l’on est rassasié.

Dès la naissance, un enfant sait se réguler de cette façon en respectant ses signaux internes. Il doit normalement pouvoir le faire tout au long de sa vie afin de maintenir un poids stable ou variant très peu, en lien avec sa croissance et son développement. Cependant, de nombreux facteurs externes peuvent rendre difficile cette régulation spontanée comme les contraintes horaires liées à notre rythme de vie (ex : manger à telle heure…), aux interactions sociales (ex : invitations…), au fait de forcer un enfant à terminer son assiette, l’intention de limiter le gaspillage en mangeant sans faim pour éviter de jeter…

La régulation nutritionnelle

Nous avons tous déjà ressenti des « envies de… » qui nous attirent davantage vers certains aliments à certaines périodes, sans savoir réellement pour quelle raison. Ces envies d’aliments précis sont des « appétits spécifiques ». En effet, notre organisme est capable de détecter les micro-carences en nutriments et micronutriments. Il nous envoie alors des signaux qui nous guident dans le choix des aliments contenant ces substances pour couvrir nos besoins à un moment donné. Par exemple, si nous avons besoin de calcium, nous serons plus facilement attirés par les produits laitiers que par les fruits. Ainsi, même si la quantité d’énergie dont nous avons besoin a été atteinte mais que nous n’avons pas ressenti la satisfaction d’avoir également couvert nos besoins nutritionnels, nous pouvons avoir tendance à continuer de manger. La satisfaction de ce besoin, pour tendre vers un équilibre nutritionnel, peut se faire sur une période de plusieurs jours.

La régulation émotionnelle

Chaque repas, en plus de son rôle nourricier (apport d’énergie et de nutriments), doit également être un moment de plaisir : le plaisir de calmer la sensation de faim, le plaisir gustatif (goûts, arômes, textures…), le plaisir de partager un bon repas… Le repas doit ainsi procurer des émotions et des sensations agréables pour pouvoir nous sentir rassasié. Pour le jeune enfant, tout comme pour l’adulte (qu’il deviendra au fil du temps), le repas doit également être rassurant et réconfortant. Certaines émotions, comme par exemple l’angoisse, la tristesse, la colère… ou un état de stress ou de fatigue, peuvent aussi influencer notre façon de manger, dérégler cet équilibre et entraîner un comportement alimentaire anarchique (ex : manger trop ou pas assez, n’importe quoi, n’importe comment…). Savoir identifier et comprendre ses émotions nous permet de savoir pour quelle raison nous mangeons réellement : est-ce en réponse à une sensation de faim réelle ou bien à une envie liée à notre état émotionnel ? Car, dans ces deux cas, l’utilisation de l’énergie par notre organisme ne sera pas la même…

La clé pour répondre au mieux à nos propres besoins : la dégustation

Lorsque l’on prend le temps de manger, il est plus facile de percevoir ses sensations alimentaires. Le goût est une aide précieuse pour savoir quelle quantité d’aliments nous avons besoin de consommer : plus nous avons faim et plus le goût est vécu comme agréable. Être attentif à la variation du goût des aliments au cours du repas nous renseigne sur notre rassasiement : lorsque la sensation de faim diminue, le plaisir gustatif diminue aussi.En effet, la première bouchée est toujours la meilleure, plus on se rapproche du rassasiement, moins les bouchées nous paraissent savoureuses. Ainsi, en mangeant de façon consciente, nous pouvons remarquer cette diminution de stimulation et nous pouvons nous arrêter au bon moment ; cela nous permet alors de mieux adapter notre alimentation à nos propres besoins.

A tout cela va également s’ajouter les appétences propres à chacun car tout le monde n’apprécie pas les aliments de la même façon pour diverses raisons : les goûts et dégoûts personnels, les habitudes familiales, culturelles… Les préférences personnelles, elles, peuvent évoluer au cours du temps. En effet, un enfant peut ne pas aimer un aliment lorsqu’il le découvre et même refuser de le goûter. Au fur et à mesure des présentations, il peut accepter de le goûter et ensuite l’apprécier. Il élargit ainsi progressivement sa palette de saveurs et de préférences alimentaires. Cela est également vrai dans l’autre sens, un individu peut adorer un aliment à un moment puis ne plus l’apprécier par la suite.

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