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Des gestes simples à adopter au quotidien pour mieux se protéger et préserver les jeunes enfants

lundi 30 janvier 2017, par WEBMASTER

Si nous sommes tributaires de notre environnement, nous pouvons toutefois agir pour se protéger en réduisant notre exposition par de petits gestes au quotidien.

Dans la salle de bain : les produits cosmétiques

  • Réduire le nombre de produits de toilette spécifiques pour bébé utilisés au minimum afin de limiter les interactions entre les substances : nettoyant visage et corps pour le bain (ex : savon d’Alep, savon surgras au PH neutre) et shampoing doux (en étant vigilant à sa composition).
  • Privilégier les produits avec une liste d’ingrédients courte et sans parfum (voir liste de composants à éviter dans l’encadré ci-dessous).
  • Préférer l’utilisation de produits simples comme le savon d’Alep (ou équivalent), le beurre de karité, l’huile d’olive, de bourrache ou d’amande douce (sauf allergie)… et ceux exempt de parfums de synthèse car certaines fragrances sont potentiellement allergisantes.
  • Pour la toilette du siège : utiliser un gant de toilette propre avec de l’eau tiède, du liniment oléo-calcaire ou un savon surgras au PH neutre. Bien sécher à chaque change, surtout au niveau des plis cutanés.
  • Evitez l’utilisation de produits de toilette sans rinçage.
  • Limiter l’utilisation de lingettes jetables pour les moments où vous ne pouvez occasionnellement pas faire autrement, lors de déplacements par exemple. Veiller à les choisir sans phénoxyéthanol, parabens, ni parfums.
  • Choisir de préférence des lingettes en coton bio réutilisables qui se lavent, à la place des carrés de coton jetables pour le quotidien (il est très simple et bien plus économique d’en réaliser soi-même). Elles peuvent être aussi recyclées pour le ménage.
  • Pensez aux éponges végétales naturelles pour la toilette du visage et du corps lors du bain : elles sont douces pour la peau, hygiéniques car elles sèchent rapidement quand elles sont bien rincées et sont durables.
  • Préférer les produits labellisés bio (ex : Cosmétique bio charte cosmebio, Ecocert cosmétique biologique, Nature et progrès, Natrue, Nordic Ecolabel, BDHI…).
  • Les mentions « hypoallergénique » ou « sans allergènes » ne sont pas réglementées, elles indiquent seulement l’absence de certains allergènes notoires et éventuellement la réalisation d’un test sur un panel. Le label « ac allergènes contrôlés » crée par les médecins de l’ARCAA (Association de Recherche Clinique en Allergologie et Asthmologie) valorise les références sans substance reconnue comme allergène majeur.
  • Veiller à respecter la période après ouverture indiquée sur l’emballage et qui débute à partir de la première utilisation du produit cosmétique : sigle indiquant le nombre de mois (ex : 6M) dans un dessin de pot ouvert.
  • Pour la crème solaire, préférer les filtres minéraux aux filtres UV nano-particulaires (indiqués par la mention nano sur les emballages).

Pour plus d’information, le guide cosmétiques bébé de WECF : Comment bien choisir les cosmétiques bébé : http://www.projetnesting.fr/RAPPORT-Cosmetiques-pour-bebes.html

Certaines substances sont à surveiller sur les emballages afin de les éviter au maximum car elles ont des effets potentiels sur la santé :

    • Le phénoxyéthanol : conservateur irritant et ayant des effets potentiellement toxiques, notamment pour le système reproducteur
    • les composés d’isothiazolinone (« méthylisothiazolinone, méthylchloroisothiazolinone  ») : conservateurs allergisants par contact
    • les parfums de synthèse (« parfum, fragrance, perfume ») : risques potentiels d’allergies
    • les huiles minérales dérivées du pétrole (« paraffine ou paraffinum, petrolatum, mineral oil, vaseline, ceresin… »)  : agents émollients et hydratants potentiellement cancérogènes
    • les sulfates (« sodium lauryl sulfate, sodium laureth sulfate… ») : agents lavant moussants pouvant être irritants
    • l’EDTA (« disodium, tetrasodium, calcium disodium ») : agent de chélation favorisant la stabilité des produits et agent de viscosité irritant et potentiellement toxique
    • les composés nanoparticulaires (« MBBT, dioxyde de titane, oxyde de zinc… ») : filtres solaires identifiables sur les étiquettes avec la mention « nano », potentiellement toxiques et cancérogènes
    • les parabènes (« méthylparaben, éthylparaben… »)  : conservateurs, potentiellement perturbateurs endocriniens
    • le BHT (« butylhydroxytoluène ») : antioxydant et conservateur, potentiellement irritant et perturbateur endocrinien

Liste issue du rapport de WECF « Cosmétiques pour bébés : encore trop de substances préoccupantes » - Février 2016 – Consultable sur : http://www.projetnesting.fr/RAPPORT-Cosmetiques-pour-bebes.html.

Mais aussi :

    • les sels d’aluminium (« aluminium chlorohydrate, pierre d’alun… ») : agents réduisant la sécrétion de sueur contenus dans les déodorants et pouvant être cancérogènes
    • le triclosan : antibactérien pouvant être contenu dans les dentifrices, potentiellement perturbateur endocrinien

Dans le placard : les produits ménagers

  • Stocker les produits ménagers en hauteur et/ou dans un placard fermé à clé, hors de portée de petites mains curieuses et écarter ainsi tout risque d’accident (ingestion, brûlures…). Ne pas les transvaser dans d’autres contenants afin de bien les identifier et éviter toute réaction inattendue.

http://inpes.santepubliquefrance.fr/CFESBases/catalogue/pdf/975.pdf

  • Utiliser de préférence des nettoyants multi usages écologiques et sans parfum ou des produits ménagers à base d’ingrédients naturels et fait maison (voir partie « Recettes de produits naturels écologiques et économiques »).
  • Ne jamais mélanger plusieurs produits car cela peut entraîner un dégagement de gaz toxiques ou de projections agressives pour la peau et les yeux.
  • Privilégiez des produits labellisés (ex : Ecocert, Ecolabel, Nature et progrès, NF Environnement, Der Blaue Engel, AIC – Air Intérieur Contrôlé…).
  • Utiliser des petites quantités car aucun produit n’est biodégradable à 100%.
  • Porter des gants pour protéger ses mains et aérer le logement pendant et après avoir fait le ménage afin de limiter l’inhalation de substances.

  • Préférer une bonne hygiène quotidienne de la maison, particulièrement des toilettes et de la salle de bain, avec des produits doux mais aussi efficaces que des produits concentrés et corrosifs (type javel et antibactériens).
  • Choisir des chiffons ou lavettes en tissus microfibres lavables et réutilisables qui sont plus efficaces qu’un chiffon traditionnel ou qu’une éponge classique. En effet, ils permettent de capter les salissures visibles ou microscopiques beaucoup plus efficacement, en étant simplement sec ou légèrement humide, et ce sans produit d’entretien.
  • Eviter l’usage de sprays et d’aérosols d’ambiance car les particules pulvérisées sont facilement inhalées. Préférer une aération complète et quotidienne du logement en ouvrant les fenêtres en grand pendant au moins 10 min, 2 fois par jour même en hiver, afin de renouveler l’air intérieur et ainsi évacuer la « pollution domestique ». En effet, l’air intérieur est généralement plus pollué qu’à l’extérieur (voir encadré ci-dessous). Aérer chaque jour, en baissant le chauffage temporairement, permet également de diminuer l’humidité ambiante due aux activités quotidiennes produisant de la vapeur d’eau (ex : respiration, douche, cuisine…) et ainsi de moins consommer de chauffage car plus d’énergie est nécessaire pour chauffer un logement humide qu’un air sec. De plus, dans le Finistère, nous sommes assez fortement exposés au radon, qui est un gaz radioactif d’origine naturelle, du fait du sous-sol granitique. Nous avons ainsi plusieurs bonnes raisons d’ouvrir grand nos fenêtres chaque jour, à la fois pour préserver notre santé, mais aussi notre budget !

Les sources de polluants intérieurs

Les polluants intérieurs sont nombreux et d’origines multiples, à la fois physiques, chimiques et biologiques. Ils peuvent provenir :

  • du sol et de l’air extérieur  : le radon (gaz radioactif d’origine naturelle plus particulièrement présents dans les localités avec des sous-sols granitiques et volcaniques), les composés organiques volatils (COV) comme le benzène, les oxydes d’azote, les particules, les pollens ;
  • d’appareils à combustion pour la production de chauffage et/ou d’eau chaude : monoxyde de carbone (CO), oxydes d’azote, particules et COV ;
  • de matériaux de construction, d’ameublement, de décoration, d’entretien et de bricolage : COV, fibres et particules ;
  • de plantes et des animaux  : pollens, allergènes de chats et chien, acariens ;
  • d’activités humaines (comme l’utilisation de produits d’entretien, le tabagisme, la cuisine, la salle d’eau, le bricolage, la bureautique…) qui sont sources d’humidité, de particules, de monoxyde de carbone, de COV… Certains de ces polluants sont cancérogènes (radon, formaldéhyde, benzène, tabac…), d’autres favorisent les allergies et les maladies respiratoires (asthme, rhinites, bronchites). Une mauvaise qualité de l’air peut également provoquer des symptômes tels que des maux de tête, de la fatigue, une irritation des yeux, des nausées et des intoxications parfois mortelles (monoxyde de carbone). A contrario, une bonne qualité de l’air intérieur dans un logement a un effet positif sur le bien-être des occupants.

Les bons gestes au quotidien :

  • Aérer 10 minutes par jour, hiver comme été, afin de renouveler l’air intérieur et de réduire la concentration des polluants domestiques dans le logement. Aérer davantage pendant certaines activités (ménage, bricolage, cuisine, douche ou bain, séchage du linge…) et penser à réduire le chauffage pendant le temps d’aération.
  • Ventiler permet de renouveler l’air en assurant une circulation générale et permanente, de manière naturelle (entrées et sorties d’air) ou mécanique (VMC). Ne pas obstruer les bouches d’aération ou d’extraction, les nettoyer tous les ans et faire vérifier régulièrement la VMC par un spécialiste.
  • Agir sur les sources de pollution en les identifiant (ex : produits ménagers et de bricolage, allergènes, humidité, moisissures, radon, tabagisme, monoxyde de carbone…) et ensuite en adoptant les bons gestes afin de les limiter dans le logement.

Dans l’armoire : les textiles

  • Laver systématiquement les vêtements neufs et le linge de maison (ex : turbulettes, draps housses, serviettes, bavoirs…) avant qu’ils ne soient utilisés.
  • Préférer les lessives en poudre du commerce qui contiennent moins d’agents de surface (comme par exemple l’octaméthylcyclostétrasiloxane et l’octyphenol éthoxylate qui sont des perturbateurs endocriniens), tout en respectant le dosage recommandé, sans surcharger la machine et avec un cycle de rinçage long pour éliminer au maximum les résidus de produits sur les textiles. Vous pouvez également fabriquer vous-même votre lessive liquide avec des ingrédients simples du quotidien (voir partie « Recettes de produits naturels écologiques et économiques »).
  • Pour détacher les vêtements, il est recommandé d’utiliser du savon noir ou de Marseille, du vinaigre blanc, du bicarbonate ou du jus de citron selon la nature des tâches, la couleur et la nature du tissu.
  • Si un linge dégorge au premier lavage, le laver à nouveau avant de l’utiliser.
  • Privilégier les textiles labellisés, notamment pour les vêtements en contact direct avec la peau, car ils limitent les résidus toxiques et allergisants ; ce sont les seuls indicateurs fiables sur les étiquettes (ex : Oeko-Tex 100, Ecolabel…).
  • Préférer les fibres naturelles non-traitées (ex : coton bio, lin et chanvre labellisés), quand cela est possible.
  • Etre vigilant avec les imprimés et les motifs en PVC car ils peuvent contenir des phtalates (perturbateurs endocriniens dans certaines matières plastiques) sur les vêtements non-labellisés.
  • Eviter les tissus antibactériens car ils peuvent contenir du triclosan, favorisant le développement de bactéries résistantes dans l’environnement. Eviter également les tissus faciles d’entretien qui peuvent contenir du formaldéhyde, un composé irritant des voies respiratoires et allergène.

Dans la chambre et les espaces de vie : les jouets et les articles de puériculture

  • Déballer les jouets et les aérer à l’air libre pendant plusieurs jours pour évacuer un maximum de composés volatiles avant de les donner aux enfants, dans la mesure du possible.
  • Laver tous les jouets lavables avant de les utiliser.
  • Vérifier la solidité des jouets afin d’éviter que les enfants n’avalent une petite pièce pouvant se détacher.
  • Respecter les limites d’âges, surtout pour les jouets en plastique non-destinés aux enfants de moins de 3 ans.
  • Eviter les jouets parfumés (parfums pouvant être allergisants) et dégageant une très forte odeur de plastique.
  • Rechercher et s’aider des labels (ex : Oeko-Tex 100 ou 1000 pour les peluches, NF Environnement, PEFC, GS – Geprufte Sicherheit, Spel gut…). Le marquage CE est une simple auto-déclaration et n’est pas un label délivré après des tests effectués par un organisme indépendant.
  • Ne pas hésiter à demander conseil en magasin pour choisir des produits de puériculture sans BPA et sans phtalates.
  • Mettre une serviette ou une couverture lavable sur les tapis à langer plastifiés et les tapis d’éveil en plastique afin d’éviter un contact direct.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a réalisé dernièrement un état des lieux et une évaluation des risques sanitaires liés à des substances chimiques ciblées présentes dans les jouets et équipements en matières plastiques pour enfants, destinés à des nourrissons et des enfants jusqu’à l’âge de 36 mois. Dans son rapport publié en octobre 2016, elle se veut rassurante au sujet des jouets en plastique pour quatre substituts aux phtalates testés. Ainsi, en l’état actuel des connaissances, les résultats de cette expertise ne mettent pas en évidence de risques sanitaires pour les enfants âgés de moins de 3 ans mettant à la bouche les jouets testés contenants ces substituts.

Ce travail d’expertise est en lien avec le Plan Nation Santé Environnement 3 (PNSE 3) dont l’une des mesures phares est de « Réduire l’exposition des populations aux perturbateurs endocriniens ». En effet, actuellement, les préoccupations des chercheurs sont nombreuses quant à l’exposition et à l’impact des substances chimiques présentes dans des produits de consommation, pendant les étapes critiques du développement de l’enfant, notamment durant la période périnatale et la petite enfance.

  • Limiter l’usage des tablettes et les jouets connectés (Wifi, 3G, 4G) afin de préserver les enfants d’une exposition aux champs électromagnétiques. De plus, une utilisation régulière et/ou importante des écrans par les enfants n’est pas recommandée (voir LAT « Le repas : un vrai temps d’apprentissages à préserver » dans l’article « La place des écrans »).
  • En cas d’utilisation d’un babyphone, préférer l’usage d’un modèle analogique avec l’émission d’ondes non-pulsées et placer l’émetteur à plus de 1,50m du lit, du côté des pieds. Eviter les applications sur téléphone portable car leur utilisation expose les enfants aux hyperfréquences en permanence.
  • Limiter l’utilisation de Bluetooth et désactiver le Wifi à votre domicile en cas de non-utilisation, notamment pendant la nuit.

Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger et consulter les miniguides thématiques de WECF France sur : http://www.projetnesting.fr/-Mini-guides-thematiques,51-.html.

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