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Emotions & alimentation

vendredi 22 décembre 2017, par WEBMASTER

Chez tous les mammifères, le comportement alimentaire et les émotions sont étroitement liées. En effet, les émotions jouent un rôle clé dans la régulation du comportement alimentaire afin de choisir le repas le plus approprié. Dans une perspective de survie, les réactions émotionnelles suscitées par les aliments permettent de choisir très rapidement la nourriture nécessaire et de déterminer celle qui est bonne pour l’organisme et qui sera bien supportée. Mais, ce qui est primordial, c’est que dès la naissance, l’ingestion de nourriture soit associée à une relation positive grâce à l’expérience de la sécurité dans l’acte de téter.

Chez les humains, cette condition relationnelle entre l’aliment et les émotions, conditionnée elle-même par la prise en soin adaptée et sécurisante d’un adulte envers le bébé, se poursuit tout au long de la vie.

Nous ne mangeons pas uniquement pour faire fonctionner notre corps, nous avons aussi besoin de manger pour le réconfort et le plaisir que cela nous procure ; ce besoin est indispensable pour assurer une stabilité émotionnelle et affective. C’est pourquoi, les émotions représentent une dimension essentielle de notre relation à l’alimentation.

Dans une relation interdépendante, nous verrons que les émotions peuvent être induites par notre alimentation, mais que notre état émotionnel peut également influencer notre façon de manger.

Les émotions induites par l’alimentation

La première expérience du tout-petit avec la nourriture se fait lors de la 1ère tétée ou du 1er biberon, peu de temps après sa naissance. Il va éprouver la sensation de soulagement de ses sensations de faim et d’apaisement, et donc de bien-être en étant repu. Cela donne également lieu aux toutes premières émotions permettant de tisser un lien étroit entre l’aliment qu’il reçoit de la mère (dans le cas de l’allaitement) ou du père (ou d’un tiers bienveillant) ainsi que le lien affectif et physique (regard, portage, contact peau à peau…) qui se construit entre eux. Ainsi, le goût et l’affect se développent ensemble, dès les premiers repas du bébé.

Manger, c’est avant tout se faire plaisir !

Le plaisir est au cœur de l’alimentation, c’est une composante essentielle et indispensable à chaque prise alimentaire. Il peut revêtir différentes formes : le plaisir de calmer des sensations de faim ressenties qui peuvent parfois être désagréables, le plaisir d’apprécier des sensations gustatives plaisantes, de découvrir des arômes et des textures, de partager un bon repas dans la convivialité… Le plaisir peut également se manifester au travers de souvenirs de plats de son enfance (ex : le plat ou le gâteau traditionnel de sa Mamie…) ou bien de moments agréables ou réconfortants (ex : fêtes de famille, repas en tête à tête…) au cours de sa vie personnelle. A contrario, un aliment peut provoquer du dégoût, d’un point de vue sensoriel (visuel, odeur, texture, goût…), mais également cognitif ou bien éthique (choix personnel de ne pas consommer certains aliments). Le plaisir et le dégoût gustatif sont à l’origine de sensations perçues par nos sens, c’est à dire des messages sensoriels qui sont ensuite interprétés, donnant lieu à une émotion que l’on ressent.

Un aliment peut ainsi provoquer diverses émotions, qui peuvent être perçues de manière « positive » ou « négative », selon la personne et/ou le contexte de sa consommation :

  • plaisir
  • joie
  • enthousiasme
  • bonheur
  • surprise (ex : lors de la dégustation d’un aliment ou d’un plat inconnu…)
  • fierté (ex : d’avoir préparé soi-même un plat, d’avoir osé goûter…)
  • passion (ex : de la cuisine, d’organiser des repas…)
  • sécurité (ex : connaissance d’un plat, d’une recette…)
  • soulagement (ex : de la sensation de faim…)
  • curiosité (ex : découverte d’un nouveau plat, d’une nouvelle saveur…)
  • indécision (ex : choix dans un menu…)
  • dégoût
  • frustration, parfois même colère, de ne pas manger un autre aliment
  • culpabilité de manger un aliment « interdit »
  • méfiance
  • déception (ex : vis-à-vis d’un plat, d’avoir raté sa recette…)
  • peur (ex : néophobie alimentaire, prise de poids…)
  • tristesse (ex : de ne pas pouvoir manger l’aliment souhaité…)

L’influence de l’état émotionnel sur l’acte de manger

Certains états émotionnels peuvent influencer la façon de manger comme l’anxiété, la tristesse, la colère, l’épuisement, l’angoisse, l’ennui… En effet, sous le coup d’une émotion intense, chaque personne va réagir différemment, notamment selon l’importance qui est donnée personnellement au contexte. Certaines personnes ne pourront rien manger avec une sensation d’estomac noué. Pour calmer leur émotion, d’autres personnes vont ressentir l’envie de combler un manque, de se remplir pour tenter de se soulager, d’essayer de faire passer cette émotion en « l’enfouissant sous des aliments ».

Ces envies de manger émotionnelles peuvent pousser très soudainement à consommer des aliments « doudous », rassurants, réconfortants, rappelant l’enfance, ou bien vers des aliments à haute densité calorique (gras et/ou sucrés) qui procurent également des sensations intenses. Elles permettent alors de renforcer une émotion agréable ou d’atténuer une émotion désagréable, qu’elle soit consciente ou inconsciente. Un certain nombre d’études ont montré que la nourriture agit sur l’affect par deux voies complémentaires : d’une part les aliments qui ont bon goût déclenchent des réactions émotionnelles provoquant la libération de substances naturellement produites par notre organisme (ex : dopamine, endorphine) ce qui procure du plaisir ; d’autre part, les sucres et les graisses agissent sur des systèmes régulateurs de l’organisme, modifiant ainsi l’état émotionnel et atténuant le stress.

Sans oublier que chacun a son propre rapport à la nourriture, qui tient en grande partie au lien entre la nourriture et l’affect crée lorsque nous étions enfant. En effet, selon H. Bruch (psychanalyste et psychiatre américaine spécialisée dans les troubles des conduites alimentaires), plus une mère donne à manger à son enfant lorsqu’il pleure sans avoir faim, plus l’enfant aura tendance ultérieurement à compenser des émotions négatives par la nourriture. Mais tout n’est pas acquis, la génétique s’en mêle aussi car certaines personnes sont plus sensibles à des goûts et à des saveurs particulières.

Sur le plan physiologique, certaines émotions, comme par exemple l’anxiété causée par du stress, entraînent une synthèse d’hormones (cortisol, dopamine) entraînant par des réactions en chaîne (hyper-insulinémie, hyperglycémie) une sensation de faim et donc une envie de sucre. Ce mécanisme peut expliquer, par exemple, les envies de grignotage en situation de stress intense.

La question est alors de pouvoir réguler ses émotions par ses propres moyens et sans avoir systématiquement recours à la nourriture, pour éviter une éventuelle prise de poids à long terme, voire un ressenti de culpabilité.

Dans cette situation, il serait essentiel d’accueillir cette émotion qui amène à vouloir manger pour mieux identifier le besoin qui est sous-jacent :

  • « Quel est le besoin que je tente de combler ?
  • Est-ce-que je m’ennuie, je suis stressé(e), je suis fatigué(e)… ?
  • Quel(s) moyen(s) je peux utiliser pour combler adéquatement mon besoin ? »

Par exemple, en cas de fatigue, le moyen à utiliser est le sommeil car c’est également un régulateur naturel des émotions, tout comme la nourriture. Se questionner ainsi sur sa façon de faire permet d’aller travailler à la source de l’émotion. Mais attention, il ne s’agit pas de lutter contre l’émotion, mais plutôt d’en prendre conscience en la reconnaissant et en l’acceptant, afin de bien distinguer la faim et les envies de manger émotionnelles.

En dehors de formes extrêmes, le comportement alimentaire émotionnel n’est pas un signe de trouble psychique mais bien une tentative de réguler son état émotionnel, ce qui est tout à fait normal. En s’opposant à cette régulation naturelle, par exemple en contrôlant trop son alimentation, la personne s’expose à un dérèglement de son alimentation et donc à de possibles complications (ex : troubles du comportement alimentaire, prise de poids…). Les aliments jouent ainsi un rôle naturel et physiologique dans la régulation des émotions et représentent un régulateur émotionnel naturel. Après un repas, nous nous sentons généralement bien mieux qu’au début, plus apaisé et plus détendu.

Il est donc essentiel de chercher à bien identifier ses besoins liées à ses émotions pour choisir comment y répondre de façon adaptée, et si ce besoin est d’apaiser la faim ou un état émotionnel momentané, de profiter de l’instant présent et manger en pleine conscience, tout en se faisant plaisir.

Temps du repas et plaisir émotionnel

Comme nous venons de le voir, les aliments jouent un rôle dans la régulation émotionnelle. Mais avant même de les goûter, nos sens sont déjà sollicités et suscitent des émotions, des représentations… Par exemple, un plat, ou bien sa simple évocation, nous met en appétit et peut parfois nous décevoir à la dégustation, créant ainsi un décalage entre l’idée que nous nous faisons de l’aliment et le goût réel ressenti. Les émotions alors suscitées avant et après peuvent ainsi être contradictoires, et générer une discordance émotionnelle. Cela peut également se produire dans l’autre sens : un met peu appétant au premier abord peut se révéler une belle surprise gustative ! La sollicitation des sens permet généralement la naissance du plaisir et favorise l’attrait pour ce que nous allons manger, dans la continuité du déroulé du repas. De plus, la façon dont nous mangeons peut créer d’avantage d’émotions, en fonction de nos expériences personnelles ou culturelles singulières.

Par exemple :

  • avoir plus de plaisir à manger avec les doigts sa pizza, ses frites, sa cuisse de poulet… qu’avec ses couverts,
  • préférer manger dans une belle vaisselle, sur table bien dressée,
  • apprécier son repas dans un endroit calme et serein…

Au moment de déguster un plat, chacun de nos sens sont en éveil, et ce bien avant celui du goût qui va en réalité être sollicité presque en dernier :

  • l’odorat nous permet de sentir un parfum, alléchant ou non, souvent même avant de voir l’aliment dans notre assiette,
  • grâce au sens de la vue, nous en distinguons la couleur, la forme et l’aspect, éléments visuels essentiels qui peuvent nous attirer ou pas,
  • le sens du toucher est très souvent utilisé par les jeunes enfants dans leurs découvertes culinaires : écraser, saisir avec les doigts, trier les aliments... il joue un rôle important dans la consommation ou non de l’aliment par les enfants très attentifs aux textures et aux consistances des aliments qui leur sont proposés,
  • ensuite vient l’étape de la mise en bouche (ou pas !) afin de goûter l’aliment et d’en découvrir les arômes et les saveurs gustatives,
  • au même moment, l’ouïe peut être sollicitée avec des aliments croquants, croustillants, craquants, pétillants… qui mettent en appétit !

Chaque sens a donc son importance dans les découvertes alimentaires, d’autant plus chez les tout-petits. Cette sensorialité de l’alimentation prend ainsi une part importante dans le plaisir que l’enfant va éprouver lors des repas, et va également favoriser une diversification alimentaire riche dès son plus jeune âge. En effet, il a besoin de découvrir l’aliment avant de le goûter, de l’observer, le toucher avec les mains, le sentir… C’est sa façon de découvrir les aliments, pour les explorer, se les approprier et les reconnaître avant de prendre plaisir à les manger.

Manger avec les doigts présente également d’autres avantages :

  • favoriser l’acceptation de morceaux dans l’alimentation pour les petits refusant de manger autre chose que des aliments mixés, car, manger par eux-mêmes est bien plus ludique,
  • développer leur motricité fine en se concentrant pour attraper chaque aliment (manipulation, préhension),
  • accroître la coordination main-œil pour porter les aliments à la bouche, faire un premier pas dans leur autonomie car, en accédant directement aux aliments, ils vont peu à peu découvrir leur capacité à se détacher de l’adulte pour se nourrir seul,
  • élargir leur vocabulaire en identifiant plus facilement chaque aliment présent dans l’assiette pour les nommer et les décrire (couleur, forme, odeur…),
  • réaliser des associations culinaires parfois étonnantes et (audacieuses !) lorsqu’ils ont tous les aliments composant leur repas à portée de mains !

Si, se régaler avec les doigts représente un grand moment de plaisir pour le tout-petit, il n’en est pas toujours de même pour les adultes qui sont à ses côtés. En effet, en tripatouillant dans son assiette il y a de grandes chances qu’il en mette un peu partout au début : sur l’ensemble du visage, ses cheveux, ses vêtements, par terre, les murs… Pour « limiter les dégâts », vous pouvez équiper l’enfant avant de passer à table avec un grand bavoir à manche plastifié (sans oublier le lavage de mains avant de s’installer). Un gant de toilette humide et propre à portée de mains peut être bien utile afin de le débarbouiller efficacement après s’être régalé ! Pour favoriser l’apprentissage de la cuillère (et des bonnes manières à la française !) n’oubliez pas de lui en mettre une à disposition.

La finger food ou l’art de manger avec les doigts

Alors que l’on apprend aux enfants à manger avec des couverts, voici venue la tendance inverse : la finger food. Cette tendance n’est, en réalité, pas vraiment nouvelle. En effet, dans de nombreux pays Orientaux, manger avec les doigts est une tradition, ce qui n’est d’ordinaire pas vraiment le cas chez nous où les bonnes manières et le savoir-vivre à la française nous imposent l’usage de la fourchette depuis plus de 400 ans ! Pourtant, ce nouvel art de manger séduit aujourd’hui de plus en plus, au-delà même des cocktails et les apéritifs dinatoires, et y compris certains grands chefs. Le principe de la finger food est d’oublier la fourchette le temps d’un repas et de partir à la découverte de nouveaux aliments sous formes de bouchées, ainsi que de nouvelles associations de saveurs. Tartelettes, canapés, tapas, wraps, mini-tartines, bâtonnets, mini-cakes, petits feuilletés, mini-brochettes, verrines à boire… il existe une multitude de présentations allant de la plus simple jusqu’à l’alliance de la gastronomie et de l’élégance visuelle.

Les jeunes enfants l’ont bien compris, manger avec les doigts possède bien des avantages :

  • associer pleinement le sens du toucher permet de savourer bien plus les aliments car leur texture et leur consistance fait partie intégrante de l’expérience de la dégustation,
  • les doigts étant les premiers à entrer en contact avec les aliments, cela limite les risques de brûlure, notamment de la langue,
  • l’aspect ludique est convivial du repas est accentué (n’est-il pas bien meilleur de manger certains plats, comme des frites, avec les doigts ?!!),
  • et du côté de l’environnement, moins d’eau est utilisée pour faire ensuite la vaisselle !

Et si vous oubliez l’espace d’un repas les « bonnes manières » ? C’est l’occasion de passer un agréable moment avec les enfants en leur proposant de manger tous ensemble avec les doigts. Ils seront ravis de participer à la préparation, de jouer avec vous sur les présentations, les couleurs, les saveurs, les textures... et de découvrir de nouvelles gourmandises ! Bâtonnets de crudités à tremper, canapés divers et variés réalisés sur une rondelle de courgette ou de concombre, bateaux avec une feuille d’endive croquante, mini-brochettes de fruits fais, verrine de gaspacho ou de soupe de fraises… il y a autant de fruits et légumes à revisiter que de présentations originales à imaginer ! Pour des idées de recettes à base de crudités, vous pouvez consulter l’édition « Les crudités : fruits et légumes essentiels à la santé ! ».

Alors, prêts à tenter l’expérience ?!

Les repas sont ainsi des moments d’apprentissages à part entière permettant aux enfants de découvrir des saveurs et des textures variées, de savoir tenir et utiliser leur cuillère pour manger tout seul, de toucher les aliments, de parler de leurs sensations alimentaires et d’enrichir leur vocabulaire… Ce sont également des instants de plaisir et de convivialité à partager : plaisir de cuisiner et de se retrouver autour de la table, moments d’échanges qui rythment la journée, occasions festives…

Et, qui dit plaisir ressenti, dit manifestations physiologiques du plaisir, notamment avec une production d’hormones (sérotonine, dopamine et ocytocine). Elles sont sécrétées dans des situations spécifiques souvent liées à l’activation d’émotions dites « positives » (ex : joie, rires, tendresse…), mais également lors d’activités physiques (ex : course à pied…). Ces hormones sont source de bien-être (réduction du stress et de l’anxiété), de sérénité, de confiance ou même d’encouragement. La consommation de certains aliments, tels que le chocolat, peuvent même entraîner une libération de ces hormones du plaisir ! Pour plus d’informations sur les bienfaits du chocolat, vous pouvez consultez l’édition « Le chocolat : de la gourmandise à la diététique ».

Partager un bon moment à table favorise ainsi un bien-être émotionnel et contribue à notre équilibre au quotidien.

Les écrans

Utiliser un écran pendant le repas (télévision, tablette, portable…) va modifier considérablement la perception sensorielle de ce moment. En effet, lorsque l’on réalise une activité, des informations sensorielles (visuelles, auditives, tactiles, olfactives et gustatives) sont envoyées à notre cerveau qui analyse ce que l’on fait. Dans le cas d’un repas pris devant un écran, les informations sensorielles qui lui sont transmises sont discordantes car deux activités sont réalisées en même temps : les informations visuelles et auditives sont dues à l’écran et les informations gustatives, olfactives et tactiles aux aliments consommés lors du repas.

Or, pendant ce temps, le cerveau évalue les quantités d’énergie et de nutriments qui sont fourni à notre organisme par rapport à ce qu’il a réellement besoin afin de nous indiquer le moment où nous en avons ingéré suffisamment et alors déclencher le signal de rassasiement. Ainsi, lorsque notre attention est mobilisée par une autre activité, il y a un décalage entre le moment où nous avons consommé suffisamment et le moment où nous allons percevoir notre rassasiement, ce qui fait que nous mangeons plus que nos besoins réels (en moyenne 20% de plus). En résumé, une personne qui mange devant un écran va avaler machinalement son repas, sans savourer les aliments et prêter attention aux émotions qui y sont liées, ni se rendre compte qu’elle est rassasiée.

Ce comportement, s’il est habituel et répété, peut perturber la perception des sensations alimentaires permettant à l’organisme de trouver son propre équilibre et ainsi favoriser une prise de poids progressive.

Les écrans « parasitent » également ces moments de partage et de convivialité que représentent les repas en coupant la communication et les interactions entre les convives.

Alors, essayons de préserver ces instants de plaisir et de convivialité autour de la table (sans écrans ni jouets !). Pour plus d’informations, vous pouvez consultez l’édition « Le repas : un vrai temps d’apprentissages à préserver ».

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