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Représentations du biberon de lait

mardi 1er mars 2011, par WEBMASTER

Si l’allaitement maternel est naturellement le plus adapté au petit humain, tant sur le plan physiologique, immunologique que psychoaffectif dans la proximité corporelle et sensorielle mère/bébé, par souci de survie des enfants (mère décédée, tarissement de lait, maladie...), les Hommes ont cherché des substituts d’allaitement.
En France, dès l’Antiquité, on retrouve des tire-lait en terre. Au Moyen-Âge, les bébés pouvaient être nourris à l’aide d’équivalents du biberon d’aujourd’hui : des cornes animales percées faisaient l’affaire (cornets) puis des biberons en terre cuite, en étain ou en verre appelés « papa », « papet » ou « papin(e) ».
A défaut de lait de nourrice humaine, le lait animal et notamment le lait de chèvre pouvait être utilisé, jugé plus digeste que les autres. Le lait de vache était réservé aux enfants plus grands. Par la suite vont se succéder des biberons de formes évolutives (en bois, en étain, en cristal, en fer blanc, en verre soufflé à bec). Les premiers biberons à tétine feront leur apparition au début du XXe siècle.

La concurrence est rude, le biberon et les laits artificiels deviennent un enjeu financier énorme et la publicité viendra le servir. En 1994, un arrêté viendra quand même proscrire l’appellation abusive « maternisé » et « humanisé » des laits artificiels. [1].

Aujourd’hui, grâce aux recherches psychologiques, l’interdépendance vitale entre la relation affective et le nourrissage est bien identifiée. Cependant, on constate parfois une confusion possible lorsque pour se rassurer d’un paisible endormissement, certains parents peuvent être tentés de donner aux bébés un biberon de lait.
Si le nourrissage doit être étayé de relation affective, pour s’autonomiser psychiquement, l’enfant doit réussir à s’imaginer l’absence (sein, mère, biberon...), se la représenter et ceci l’aidera également à accéder au langage. Lorsqu’on laisse à l’enfant un biberon de lait au coucher, on flatte son autonomie motrice puisqu’on le juge capable de se débrouiller seul mais on entrave son travail d’autonomie psychique. Préférons alors un rituel de couchage, affectif et rassurant pour l’enfant mais sans « doudou-biberon » !

Notes

[1] Document en ligne : http://ludogrid.free.fr/biberons/ consulté le 17/12/09

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