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Les produits dérivés du chocolat

vendredi 26 avril 2013, par WEBMASTER

Quand introduire le chocolat dans l’alimentation des tout-petits ?

Dans la classification des aliments, le chocolat fait parti du groupe des produits sucrés. Le sucre, ainsi que tous les aliments qui en contiennent comme le chocolat, n’ont pas d’intérêt nutritionnel particulier. Ils sont donc à limiter et il n’y a pas d’urgence à les introduire chez les tout-petits dans le cadre de leur diversification alimentaire. En effet, ils découvriront suffisamment tôt ces petits plaisirs sucrés !

Le cacao est un aliment pouvant provoquer des réactions allergiques ; il faut donc être vigilent et l’introduire avec précaution chez un enfant ayant des prédispositions, soit pas avant 12 – 18 mois.

Le chocolat et le cacao en poudre peuvent être proposés à partir de 8 – 9 mois à un enfant sans risque particulier d’allergie, dans le biberon et en petite quantité. Les poudres chocolatées ne doivent pas non plus être associées systématiquement au lait et doivent rester occasionnelles afin d’éviter d’habituer l’enfant qui risque de refuser par la suite de boire du lait nature.

Le chocolat en tablette est plus riche en matière grasses, donc plus difficile à digérer pour les jeunes enfants. Il est donc recommandé de le leur faire découvrir après l’âge de 2 ans. Consommation maximum : 25 à 30g par jour, tous produits confondus.

Le chocolat est donc à consommer avec modération, pour tous !

Poudres cacaotées sucrées 

Ces poudres cacaotées sucrées servent de base aux préparations de boissons lactées chaudes ou froides, souvent appréciées par les enfants.

Ces produits sont principalement composés :

  • de sucre : ingrédient majoritaire dans la plupart des marques, ou de ses dérivés (ex : dextrose)
  • de cacao maigre : 20% en moyenne, certaines marques en contiennent plus (32%, 50%...)
  • d’émulsifiants : agents de textures qui modifient la consistance du produit, comme la lécithine de soja. Les additifs dérivés du soja sont susceptibles de contenir des organismes génétiquement modifiés.
  • de sel
  • d’arômes divers De plus, les poudres chocolatées pour enfants sont très souvent enrichies en vitamines et minéraux.

Il existe aujourd’hui une multitude de produits dont la proportion de cacao mise en œuvre peut être différente.

Afin de limiter les apports journaliers en sucre des enfants, il est préférable de choisir une poudre cacaotée ayant un pourcentage de cacao le plus élevé. L’utilisation de ces poudres moins sucrées, et ayant un goût plus prononcé de cacao, sera aussi plus économique car une petite quantité suffira à aromatiser le lait.

Petit comparatif nutritionnel :

MOYENNESPOUR 100gPOUDRE DE CACAO NON SUCREEPOUDRE CACAOTEE SUCREE
ENERGIE 401 kcal / 1670 kJ 380 kcal / 1610 kJ
PROTEINES 14,8g 3,5g
LIPIDES 16g 2,63g
GLUCIDES 39,3g 82,9g
DONT SUCRES SIMPLES 21,3g 80g

Sources : Table CIQUAL 2012

Les deux poudres apportent la même quantité d’énergie, mais la poudre cacaotée sucrée contient 4 fois plus de sucres simples.

Pâte à tartiner

Les pâtes à tartiner au cacao et aux noisettes sont des aliments très appréciés des enfants sur leurs tartines.

Mais que contiennent-elles vraiment ?

  • du sucre, ingrédient majoritaire des pâtes à tartiner : environ 50 - 55%
  • de l’huile végétale  : bien souvent de l’huile de palme associée à de l’huile de colza et de tournesol pour certaines marques, environ 17 - 20%
  • des noisettes : environ 13%
  • du cacao maigre en poudre : environ 7%
  • du lait écrémé en poudre : environ 6%
  • du lactosérum, ou petit lait : environ 1%
  • des émulsifiants : lécithines de soja ou de tournesol, moins d’1%
  • des arômes divers : comme de la vanilline de synthèse ou la vanille naturelle, moins d’1%
MOYENNESPOUR 100gPÂTE A TARTINER CHOCOLAT ET NOISETTE
ENERGIE 527 kcal / 2200 kJ
PROTEINES 6,64g
LIPIDES 28,9g
GLUCIDES 58,2g
DONT SUCRES SIMPLES 57,6g

Sources : Table CIQUAL 2012

Ainsi, les pâtes à tartiner sont composées à plus de 86% de sucre et de matières grasses.

Ces produits sont donc à consommer :

  • de manière occasionnelle, non-systématique au petit déjeuner et/ou au goûter
  • dans des quantités raisonnables : l’équivalent d’une cuillère à café par prise, soit environ 15g

Barres chocolatées

Les barres chocolatées sont des confiseries composées de chocolat additionné de divers ingrédients comme du biscuit, du caramel, des fruits oléagineux (noisettes, amandes…), des fruits secs, de la noix de coco, du fourrage au lait…

Ces aliments sont généralement très sucré et gras ; ils sont donc à consommer avec modération.

MOYENNESPOUR 100gBARRE CHOCOLATEE AVEC BISCUITBARRE CHOCOLATEE ENROBEE SANS BISCUITBARRE DE CHOCOLAT AVEC FOURRAGE AU LAIT
ENERGIE 488 kcal / 2040 kJ 466 kcal / 1960 kJ 564 kcal / 2352 kJ
PROTEINES 6,3g 4,55g 8,7g
LIPIDES 23,1g 20,3g 34,8g
GLUCIDES 62,2g 65,6g 53,5g
DONT SUCRES SIMPLES 40,6g 59,4g 53g

Sources : Table CIQUAL 2012

Crèmes desserts au chocolat 

Dans nos rayons, diverses marques proposent des crèmes desserts au chocolat, y compris des distributeurs de produits spécifiques pour enfants (à partir de 6 ou 8 mois selon les marques).

Mais, d’un point de vue nutritionnel, leur composition est différente :

Crème dessert au chocolat :

  • lait entier et lait écrémé concentré ou en poudre (environ 80%)
  • sucre
  • cacao maigre
  • chocolat 2% (sucre, pâte de cacao, cacao maigre en poudre, émulsifiant : lécithine de soja, arôme : vanilline)
  • épaississants : E 1442 (amidon transformé) et E 407 (carraghénanes)
  • lactose
  • amidon
  • crème (0,5%)

Crème dessert au chocolat destinée aux bébés : Dès 8 mois

  • lait demi-écrémé 88%
  • chocolat en poudre 3,4% (cacao, sucre)
  • sucre
  • amidons
  • huiles végétales
  • concentré de minéraux de lait
  • minéraux : nitrate de magnésium, sulfate de zinc
  • épaississants : farine de graine de caroube
  • correcteurs d’acidité : hydroxyde de potassium Sans conservateur*, sans colorant *

(* conformément à la réglementation).

MOYENNESPOUR 100gCREME DESSERT AU CHOCOLATCREME DESSERT AU CHOCOLAT DESTINEE AUX BEBES
ENERGIE 128 kcal / 539 kJ 92 kcal / 393 kJ
PROTEINES 3,6g 3,2g
LIPIDES 3,4g 3,4g
GLUCIDES 20,7g 12,5g
DONT SUCRES SIMPLES 18,2g 9,3g
CALCIUM 150mg

Les crèmes desserts au chocolat destinées aux bébés sont moins sucrées que les crèmes desserts classiques mais contiennent aussi des additifs ainsi que des minéraux.

A consommer au maximum une fois par jour, de façon occasionnelle.

Céréales chocolatées pour jeunes enfants

Que contiennent-elles ?

  • des céréales (ex : farine de blé, de blé hydrolysée, de blé complet, d’avoine, de seigle, de maïs dégermé, de riz, de millet, de sorgho…) : 85 à 90% OU farine de riz et amidon de maïs 76% (selon les marques)
  • sucres
  • cacao : environ 5%
  • vitamines et minéraux

Les céréales chocolatées sont conseillées par les industriels dès 6 mois alors qu’elles n’ont pas d’intérêt nutritionnel avant 8 – 10 mois.

En effet, certaines sont très sucrées (de 10 à 30% de sucres simples) selon les produits et contiennent des vitamines et minéraux ajoutés, normalement apportés en quantité suffisante dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée.

Biscuits chocolatés pour jeunes enfants

A partir de 12 mois :

- farine de blé : environ 60%
- chocolat en poudre : environ 12% (sucre, poudre de cacao 32%),
- sucre
- huile végétale
- poudre de lait écrémé
- poudre à lever
- extrait de malt d’orge
- vitamines et minéraux

Ils contiennent les mêmes ingrédients que des biscuits classiques, mais ils sont aussi additionnés de vitamines et minéraux, non-indispensables.

L’huile de palme

L’huile de palme est aujourd’hui l’huile la plus consommée dans le monde et représente 25 % de la consommation mondiale. Elle est extraite de la pulpe du fruit du palmier à huile cultivé dans les régions tropicales (Indonésie, Malaisie…). Pour se faire, de nombreux terrains boisés ont été convertis en plantations de palmiers à huile, entraînant l’expulsion forcée de populations locales et la mise en danger d’espèces animales comme les orangs-outans.

On la retrouve dans un très grand nombre de produits élaborés par l’industrie agro-alimentaire comme dans les biscuits, les biscottes, les brioches, les pâtes à tartiner, les chocolats, les pâtes à tartes, les biscuits apéritif, les chips, les plats préparés, les sauces du commerce, les laits pour bébé… Les aliments bio ne font pas exception car il existe aussi de l’huile de palme issue de l’agriculture biologique.

A l’heure actuelle, il n’est pas obligatoire d’afficher dans la liste des ingrédients la nature précise des matières grasses employées, et donc d’apposer la mention « huile de palme » sur les emballages. De manière générale, elle est désignée sous la mention « huile végétale » ou « matière grasse végétale ». 

L’huile de palme est raffinée afin d’éliminer les impuretés avant d’être mise en œuvre dans les produits alimentaires.

L’huile de palme rouge, non raffinée ni traitée, est l’aliment naturel le plus riche en β-carotène (15 fois plus que la carotte) et la deuxième huile la plus riche en vitamine E après l’huile de germe de blé. Mais après le raffinage, le chauffage et la cuisson de l’huile ces taux vitaminiques diminuent très fortement.

L’huile de palme est très utilisée dans l’industrie agro-alimentaire car elle possède des qualités physiques et organoleptiques intéressantes, comme l’aspect fondant et la texture onctueuse qu’elle confère aux aliments.

Elle possède aussi d’autres avantages d’utilisation :

  • son faible coût de production, associé au plus haut rendement en huile pour un oléagineux
  • sa conservation qui se fait particulièrement bien
  • sa solidité à température ambiante, sans devoir recourir à l’hydrogénation et donc à la formation d’acides gras Trans, facilitant ainsi son transport
  • son goût neutre une fois raffinée
  • sa stabilité à la cuisson L’huile de palme revêt ainsi beaucoup d’avantages pour les industriels, ce qui leur permet de l’inclure dans de multiples préparations (y compris en cosmétique).

Les risques de l’huile de palme pour la santé sont notamment dus à sa richesse en acides gras saturés pouvant augmenter le taux de cholestérol dans le sang et ainsi entraîner des risques cardiovasculaires en cas de consommation importante et régulière d’aliments en contenant.

Il est donc nécessaire d’être vigilant aux aliments que l’on consomme, de les choisir en tant que consommateur averti, sans pour autant faire radicalement la « chasse à l’huile de palme » !

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