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L’introduction des féculents dans l’alimentation de bébé

mercredi 8 janvier 2014, par WEBMASTER

A partir de 5 mois révolus (soit au début du 6ème mois), l’alimentation de bébé va, petit à petit, être diversifiée car le lait maternel ou le lait infantile ne suffit plus à couvrir tous ses besoins nutritionnels.

La diversification alimentaire est aujourd’hui préconisée à partir de 5 mois révolus, mais elle est toujours possible à partir de 4 mois révolus (soit au début du 5ème mois), selon les nouvelles recommandations. Auparavant, bébé n’a pas acquis les capacités digestives qui lui permettent de digérer ces aliments.

Les féculents, bons pourvoyeurs d’énergie, vont donc être introduits progressivement :

A partir de 5 mois :

Dès 5 mois révolus, les pommes de terre peuvent être ajoutées en petites quantités et moulinées afin d’épaissir les préparations mais également d’en adoucir le goût. Pour cela, cuisez les pommes de terre à la vapeur, puis moulinez-les et mélangez-les avec un légume (carottes, potiron, épinards, courgettes épépinées, haricots verts…) afin de réaliser une soupe ou une purée pour le repas de midi.

Les farines infantiles :

Les céréales infantiles sont des céréales broyées, parfois additionnées d’arômes divers et de sucres selon les produits.


Les différents types de farines :

  • Les farines de céréales : blé, orge, riz, avoine, seigle, maïs… sont les plus utilisées pour les nourrissons. Elles sont riches en glucides, en amidon, pauvres en lipides, en protéines, minéraux et vitamines et certaines contiennent du gluten. Elles peuvent avoir différents types de cuisson : céréales étuvées (riz, blé, orge : pré-cuisson des grains de céréales complets sous pression avant d’être décortiqués ou polis) ou céréales précuites (les céréales entières ou concassées sont cuites à la vapeur puis déshydratées).
  • Les farines de racines ou de tubercules : fécules de pommes de terre, tapioca, manioc.
  • Les farines d’oléagineux : soja, tournesol, riches en protéines, sans amidon.
  • Les farines de légumineuses : lentilles, pois, peu assimilables, sauf pour la farine de caroube utilisée comme épaississant ou anti-diarrhéique.

Les farines selon leur préparation

La digestion de l’amidon se fait sous l’action d’enzymes (amylases) qui n’existent qu’en très faibles quantités chez le nourrisson, d’où la nécessité de les traiter ou de les cuire pour les rendre assimilables par eux.

  • Les farines non cuites ou « à cuire » sont à base de céréales pulvérisées : crème de riz ou de maïs
  • Les farines « précuites » : l’amidon est dissocié en sucres digestes (dextrines, maltose) par la cuisson ou l’ajout de malt : farines dextrinisées, maltées, diastasées
  • Les farines cuites ou instantanées sont utilisées sans cuisson préalable

Intérêt nutritionnel des farines infantiles

Il n’y a pas de nécessité d’introduction avant les 5 à 6 mois de l’enfant, mais de nouvelles recommandations préconisent d’introduire les farines avec gluten à partir du 5ème mois. Cela correspond à une période où le risque de développer une intolérance au gluten est moindre (âge de la fenêtre d’opportunité).

Elles peuvent toutefois être une solution éventuelle si l’enfant est un « petit mangeur » car elles fournissent de l’énergie sous un petit volume. Dans ce cas, vous pouvez commencer à lui en proposer, de préférence natures, mélangées à un laitage ou une soupe de légumes et en petites quantités lorsqu’il accepte un repas diversifié.

Dans un premier temps, utilisez des farines 1er âge sans gluten (car sa présence peut déclencher une intolérance alimentaire chez des enfants prédisposés) en commençant par 2 cuillères à café de farine dans le biberon.

Privilégier les farines infantiles ou céréales sans sucres ajoutés car de nombreux produits commercialisés en contiennent. Pour cela, il est nécessaire d’être vigilent à la liste des ingrédients.

A partir de 7 mois :

A partir de 7 mois révolus, les premières dents de bébé apparaissent et il va pouvoir commencer à manger de petits morceaux. Il est donc possible de lui proposer des petites pâtes à base de blé tendre (type alphabets et vermicelles), de la semoule de blé fine, du tapioca… à raison d’une portion de 15 à 20g par jour (soit environ 3 à 4 cuillères à soupe).

Des croûtons de pain à mâchouiller peuvent également lui être proposés à partir de 8 mois, mais toujours sous surveillance d’un adulte afin de prévenir les risques de fausse route.

Les biscuits secs, n’ayant pas d’intérêt nutritionnel particulier car plus sucrés, peuvent être donnés de temps en temps et en quantité modérée, en privilégiant les biscuits simples type boudoirs et petits beurres.

Tous les aliments proposés sont bien évidemment à adapter en fonction des capacités de mastication et de déglutition de l’enfant.

A partir d’un an :

Il est préférable d’introduire les grains de riz et la semoule de couscous bien cuits après 1 an car ils peuvent coller au palais et causer des fausses routes. Avant cet âge, il est possible de les proposer bien cuits et écrasés ou mixés (notamment le riz mixé avec des légumes, comme avec de la carotte en cas de diarrhée).

A partir de 15-18mois :

Les légumes secs (lentilles, haricots secs, pois cassés…) peuvent être introduits à partir de 15 - 18 mois, bien cuits pour favoriser leur digestibilité, sous forme de purée ou de soupe dans un premier temps, et tout en tenant compte des tolérances digestives de l’enfant. Vous pouvez lui faire découvrir les légumineuses en commençant par des lentilles en purée.

N’oubliez pas d’ajouter un peu de matières grasses crues dans les purées de légumes et les soupes. En effet, l’un des repas de la journée étant diversifié, les apports en matières grasses d’origine lactée sont moins importants mais toujours essentiels au bon développement de bébé.

Pour cela, ajoutez une cuillère à café d’huile végétale : huile de colza riche en oméga 3, huile d’olive, huile de tournesol… ou une noisette de beurre à chaque repas. Evitez les matières grasses cuites et les fritures.

De 1 à 3 ans :

La consommation de gâteaux souvent très sucrés (au chocolat, à la confiture, au miel…) et également gras (pâtisseries, viennoiseries…) est à limiter entre 1 et 3 ans. Elle est déconseillée avant l’âge d’1 an.

La part des féculents dans l’apport énergétique journalier est essentielle :

- 8/10 mois : on peut proposer 2 à 3 cuillères à soupe de céréales dans le biberon et 2 cuillères à soupe de purée de féculents (ex : pommes de terre, riz mixé…) par jour
- d’un an à 3 ans : augmenter progressivement les quantités en fonction de l’appétit de l’enfant
- à 3 ans : 2 cuillères à soupe de céréales, quelques tartines de pain et 4 cuillères à soupe de purée de féculents par jour (ou équivalences

Les apports céréaliers du petit déjeuner :

Une étude a montré que 43 % des petits déjeuners des 9-36 mois ne comportent aucun produit céréalier et que beaucoup d’enfants présentent donc un déficit énergétique dès le matin.

Les céréales pour petit déjeuner

Les principaux consommateurs de céréales pour le petit déjeuner sont les enfants car ils sont environ 60% à en consommer au moins une fois par semaine.

Les céréales de petit-déjeuner sont des produits issus de l’industrie agroalimentaire fabriqués principalement à partir de blé, de maïs, de riz, d’avoine et/ou d’orge. Elles peuvent être additionnées de chocolat, de miel, de fruits secs, de fruits oléagineux…, mais aussi de sucres et de matières grasses afin de les rendre plus croustillantes.

Les céréales pour petit déjeuner sont également enrichies en diverses vitamines et/ou minéraux : la majorité des enrichissements porte sur 6 vitamines du groupe B (B1, B2, B3, B9, B6, B12) et sur le fer.

TypeCéréales souffléesFlocons de céréales Avoine, riz, blé…Les pétales de céréales Type corn flakes
Mode de fabrication Cuisson à la vapeur sous pression des grains entiers avec leurs germes Pré-cuisson des grains entiers à la vapeur Concassage grossier des céréales entières ou raffinées et mélange avec malt, sucre, sel cuisson à la vapeur
Conséquences nutritionnelles Transformation des amidons : plus digestes et rapidement assimilables, croustillant, richesses en minéraux et vitamines Précuits, les flocons nécessitent une cuisson complémentaire avant consommation Transformation des amidons : plus digestes et facilement assimilables

Les compositions nutritionnelles sont variables selon les produits.

Elles fournissent principalement de l’énergie sous forme de glucides :

  • des glucides complexes : apportés par l’amidon provenant de la céréale d’origine (blé, maïs, riz)
  • des glucides simples : apportés par le sucre, le miel, le chocolat et les fruits secs qui sont ajoutés aux céréales

Elles sont également une source de protéines non négligeable ainsi que de fibres, et sont pauvres en lipides.

Pour 100g d’alimentCEREALES POUR PETIT DEJEUNER (Aliment moyen)
ENERGIE 391 kcal1660 kJ
PROTEINES 6,16g
GLUCIDES 81,8g
Dont amidon 49,5g
Dont sucres 27g
LIPIDES 3,69g
Dont acides gras saturés 1,63g
FIBRES 2,94g

Source : Tableau CIQUAL 2012

Comment bien choisir ses céréales ?

Les céréales pour petit-déjeuner les plus caloriques sont généralement les plus grasses comme celles fourrées au chocolat, les céréales croustillantes (grâce à un ajout de matières grasses) ainsi que certains mueslis aux fruits oléagineux (noix, noisettes, amandes).

Chaque catégorie de céréales a donc ses propres caractéristiques :

  • les céréales fourrées se distinguent par de plus fortes teneurs en lipides mais aussi en sucres (ex : céréales fourrées chocolat-noisette : 14% de lipides et 30% de sucres)
  • les céréales au miel et/ou au caramel ont de plus faibles teneurs en lipides mais de plus fortes teneurs en sucres (2% de lipides et 43% de sucres)
  • les mueslis croustillants ont une plus forte teneur en lipides (18% de lipides et 29% de sucres)
  • les céréales plus simples sont peu sucrées et pauvres en matières grasses, comme par exemple des pétales de maïs natures (0,7% de lipides et 8% de sucres), du riz soufflé nature (1,2% de lipides et 8,2% de sucres) ou des flocons d’avoine (1% de lipides et 0,4% de sucres).

Varier les céréales pour petit déjeuner permet donc découvrir différentes saveurs et d’équilibrer les apports énergétiques, tout en se faisant plaisir !

Dans l’idéal, les céréales choisies devraient contenir (pour 100g de produit) : 30g de sucre maximum, 5g de lipides maximum et être assez riches en fibres (minimum de 5g).

Une portion adaptée de céréales pour petit déjeuner pour les enfants est d’environ 30g, de préférence avec un bol de lait.

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